Partie V : le Marché des Crédits, des Prêts et des Détentions de Créances.

Le Marché des Crédits et des Prêts peut surprendre la plupart de nos lecteurs car ils n’en ont jamais entendu parler.

A priori, ils pensent donc que les banques sont les seuls intermédiaires entre des prêteurs et des emprunteurs.

C’était vrai avant « les nouvelles libertés » mais ce n’est plus vrai aujourd’hui :

Les banques aiment accorder des prêts aux ménages pour des acquisitions foncières et immobilières pour deux raisons : elles bénéficient de la garantie hypothécaire et les banques centrales refinancent ces prêts les yeux fermés.

Elles n’aiment prêter qu’aux grandes entreprises qui sont sous la coupe de  « leurs » conseils d’administration .

Elles prêtent de plus en plus d’argent à « leurs » filiales spécialisées qui ont pour vocation de les débarrasser de toute l’administration des crédits et des prêts, la plupart du temps en location longue durée (avec ou sans option de rachat) et en crédits à la consommation à des taux supérieurs aux taux admis par les banques centrales

Les PME-PMI du secteur primaire et du secteur secondaire sont donc « admises » pour des opérations de financement de locaux et matériels.

Par contre, les banques refusent généralement les prêts aux créations d’entreprises et aux entreprises du secteur tertiaire dont les « dépenses » concernent des « dépenses » en salaires (jus de cerveau) et en organisation (peu de machines).

En clair, les banquiers européens font de moins en moins « leur job » de financer l’économie réelle, et donc les PIB européens sont bien moins favorables que les PIB américains.

La zone euro arrive même à détruire des richesses nationales : elle est condamnée.